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Des campus universitaires jusqu’à l’ensemble des Canadiens : le parcours étonnant de l’initiative Exprimez-vous pour l’architecture

PAR Darryl Condon
Woman in front of RISE poster

Pour être franc, je dois avouer que nous n’avons pas toujours nourri de grands desseins pour doter le Canada d’une politique de l’architecture.

L’initiative Exprimez-vous pour l’architecture a commencé par des discussions plus modestes sur la meilleure façon de former les futurs architectes, notamment sur la nécessité de revoir les cursus universitaires et l’agrément des écoles d’architecture universitaires du Canada.

Or, un sujet de discussion en a entraîné un autre et un autre encore – jusqu’à ce que nous nous posions des questions sur l’avenir de la profession et son potentiel d’exercer un impact positif dans nos collectivités et à ce que nous nous demandions si nous en faisions assez pour bâtir des espaces publics sains, vibrants et résilients.

Nous avons tôt fait de réaliser que si nous voulions modifier considérablement nos façons de concevoir les bâtiments et les espaces publics, nous devions d’abord nous engager dans des discussions importantes, car nous avions besoin de la contribution de tous les Canadiens. C’est ainsi qu’est née l’initiative Exprimez-vous pour l’architecture.

L’élément déclencheur

En septembre 2014, un groupe d’architectes de divers horizons – enseignement, réglementation de la profession et pratique de la profession – se sont réunis pour discuter de l’avenir de la formation en architecture, y compris du processus d’agrément universitaire qui régit les écoles d’architecture canadiennes.

C’était la première fois en plus de dix ans que nous avions ce genre de discussion au Canada.

Les sujets à l’ordre du jour de la première journée de la rencontre étaient très variés et ils portaient notamment sur l’avenir de la profession et – plus important encore – sur ce que le public canadien attendait de la profession. La deuxième journée, nous avons orienté nos discussions sur la structure de l’agrément universitaire et le continuum des exigences en matière d’éducation.

Pour de nombreux participants, cette rencontre de deux jours a mis en évidence la nécessité et la valeur des conversations sur l’avenir de la profession, et le fait qu’il n’existait aucun forum pour les tenir. Il n’a donc pas fallu longtemps avant qu’un comité ad hoc d’architectes impliqués dans la défense de la profession, la réglementation professionnelle et la formation universitaire se réunisse de façon informelle pour discuter des suites à donner à cette importante conversation.

De l’éducation jusqu’à l’exploration et à la défense des intérêts

Peu après, nous avons été réunis en un comité officiel chapeauté par le Regroupement des ordres d’architectes du Canada (ROAC).

Le Comité sur l’avenir de l’architecture a réuni un groupe diversifié de la grandeur du Canada – des membres des organismes de réglementation (les ordres d’architectes), des écoles d’architecture et des organismes de défense des intérêts. Au ROAC, se sont ajoutés le Conseil canadien des écoles universitaires d’architecture (CCÉUA) et l’organisme national de défense des intérêts de la profession, l’Institut royal d’architecture du Canada (IRAC) pour soutenir les travaux du comité et en élargir la portée.

Depuis 2016, ce groupe a activement fait avancer les conversations essentielles sur la façon dont la profession d’architecte peut – et doit – évoluer pour répondre aux besoins changeants des Canadiens.

Dans le cadre de cette démarche, nous avons constaté qu’il y avait de plus en plus de politiques nationales de l’architecture dans le monde et qu’elles favorisaient réellement l’amélioration de la performance liée à l’environnement bâti. À mesure que nous étudions ce qui se faisait ailleurs, il nous est apparu de plus en plus évident que le Canada n’avait aucune politique solide en ce domaine.

Nous avons su qu’il fallait agir; qu’il fallait se mobiliser pour l’architecture et ce faisant, améliorer la vie de tous les Canadiens.

Depuis lors, nous avons axé nos efforts sur la promotion des avantages potentiels d’une politique de l’architecture pour le Canada, tout en organisant des conversations au sein de la profession et des écoles d’architecture afin d’établir un cadre pour ce document d’orientation.

En 2019 et 2020, nous avons tenu des discussions avec plus de 2 000 architectes et étudiants en architecture pour remettre nos hypothèses initiales en question et contribuer à façonner une nouvelle vision.

Nous invitons maintenant de nouvelles voix à se joindre à nous

Nous avons maintenant établi un cadre stratégique axé sur quatre thèmes clés : le lieu, les personnes, la prospérité et le potentiel. Mais nous avons besoin de la contribution de la population canadienne. Nous vous invitons à participer à la création des collectivités dans lesquelles nous vivons, travaillons et nous divertissons.

Vos commentaires élargis orienteront un rapport final qui présentera une vision renouvelée de la profession. Ce rapport déterminera quelles devraient être les attentes des Canadiens à l’égard de leurs collectivités et décrira certaines étapes éventuelles qu’il faudra franchir pour y parvenir.

Une fois terminés, le rapport final et ses recommandations seront diffusés auprès du grand public, des gouvernements de tous les niveaux et de la profession, dans le but de catalyser les changements nécessaires, pour le présent et pour l’avenir.

Au bout du compte, nous voulons que tous les Canadiens soient bien servis par ceux qui ont le privilège de façonner nos collectivités et nous devons nous assurer que les mécanismes qui régissent la profession d’architecte soient solides et adaptés aux besoins du Canada, des besoins qui évoluent rapidement.

Joignez-vous à nous pour créer des lieux dans lesquels tous les Canadiens peuvent s’épanouir. Donnez-nous votre point de vue en répondant à notre sondage de 5 minutes.